Alors qu'il rentre chez lui,
le narrateur passe devant un vieillard imaginaire. De cette vision fugitive, il garde une forte impression de déjà-vu qui l’empêche de continuer son chemin. Bouleversé par ce visage qu’il connaît sans reconnaître , il va creuser sa mémoire, chercher dans ses souvenirs et finalement faire appel à son imagination pour tenter de fixer l’histoire de cet homme. Commence alors une série de contes absurdes qu’il va, comme autant de costumes, faire endosser à sa rencontre.
Effrayé, il croit reconnaître un mystérieux tueur en série qui terrorisait la ville quelques années auparavant. Errant la nuit tombée, ce psychopathe se précipitait sur ses victimes pour les prendre en photos et les trucider d’horrible façon. Le tueur emprisonné ne révéla jamais son secret et il se suicida lorsqu’il vit son portrait faire la couverture des journaux.
Le narrateur se remémore ensuite l’aventure d’un voisin qui découvrit un jour un homme, flottant la tête en bas, au plafond de sa douche. Devenu prisonnier de sa douche, il supplia l’homme du plafond de disparaître. Celui-ci perdit patience et consentit à lui raconter sa propre histoire.
L’homme du plafond trouva un jour sa vie perturbée par l’apparition d’une tache indélébile sur le mur de son salon. Avec le temps, elle s’agrandit et envahit l’appartement. Perdu dans le néant, dérivant sur son lit, l’homme se remémora les étapes importantes de sa vie. Ainsi il réussit à chasser l’obscurité et recréa son appartement, si ce n’est qu’une erreur de taille s’était glissée dans sa ctéation ; un homme occupait à présent sa douche.
Le voisin, prisonnier de sa douche, ne pu empêcher l’homme du plafond de le faire disparaître comme une vulgaire tache.
Pour terminer, le narrateur raconte la vie d’un homme ordinaire pourvu d’un don spécial ; la vision des endroits où les gens vont mourir. Il fit ériger partout sur Terre des blocs de béton pour murer ces emplacements. Il finit par se retrouver l’unique survivant d’une Terre devenue une grande sphère de béton.
Ces contes absurdes ne combleront jamais la banalité d’une vie ratée. De bien belles histoires pour une belle image : celle d’un vieillard assis au pied d’un mur blanc inondé de soleil.