Ce texte est né du désir de parler de notre société de façon décalée, de ce que nous ne voulons pas voir, ou ne pouvons pas comprendre.
La mort est le thème porteur de ce texte. Elle apparait de façon détournée au travers de ces trois histoires. L’imagination et le rêve forment la structure sur laquelle viennent se poser le dérisoire, l’absurde et la comédie ironique, pour se jouer de la vraisemblance et de la réalité.
Le narrateur cherche dans ses souvenirs, à fixer le visage d’un vieillard qu’il a croisé. Comme nous tous, il veut savoir pourquoi cet homme lui revient en mémoire. Il lui attribue le rôle principal de ces trois histoires qu’il va nous conter.
La première histoire, “Le Tueur au Solaroïde”, raconte comment un homme pensant détenir un secret par l’image, se croit élu pour accomplir une mission et recourt à d’horribles moyens pour sauver les gens en les tuant de sang froid. Cet assassin recourt à une logique mysthique qui nous échappe.
Dans la deuxième histoire, un homme découvre son créateur dans le plafond de sa douche. L’homme créateur explique qu’il a dû recréé son appartement grâce aux souvenirs de son passé, suite à l’apparition d’une tache envahissant tout son appartement. Il va devoir chasser l’autre de la douche, au risque de le tuer, pour finir sa création et retrouver son existence. Cette histoire nous renvoie à nos propres souvenirs, car ils sont tout ce qu’il nous reste.
Dans la dernière et troisieme histoire, un homme-Dieu se croyant tout puissant grace à un don, s’imagine sauver le monde et vaincre la mort. Cette illusion va le conduire à s’enfermer, à murer son espace vital pour le laisser seul, dans l’attente de son dernier souffle.
Nous cherchons dans la mise en scène à donner à réfléchir, à provoquer, par le biais de l’humour. Le comédien incarne des images, il rapporte des faits, il se moque des déboires des uns et compatit à ceux des autres. Il raconte, il mime, il parodie.
Ces histoires revendiquent un univers totalement imaginaire. Au travers d’un conte, on exprime mieux la profondeur d’une douleur ou d’une révolte que par des paroles crues et directes.
L’imaginaire, c’est ce qu’il nous reste après tant d’images, tant de mots et tant de sons.